Obo, Haut-Mbomou — Et si la justice transitionnelle en Centrafrique passait aussi — et surtout — par les femmes? C’est le message fort que porte l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC) à travers sa mission en cours à Obo, dans la région du Haut-Mbomou.
Un engagement clair pour l’inclusion
L’AFJC entend peser de tout son poids pour garantir la participation active des femmes aux mécanismes de justice transitionnelle, trop longtemps dominés par des logiques qui ignorent les réalités spécifiquement féminines. Il ne s’agit pas seulement de les faire asseoir à la table des négociations, mais de s’assurer que leurs besoins en matière de justice et de réparation sont réellement entendus et pris en compte.
La voix de l’AFJC sur le terrain
C’est Flore Célie Bead, trésorière générale adjointe de l’AFJC, qui conduit cette mission à Obo. Pour elle, l’enjeu est fondamental : les femmes ont été parmi les premières victimes des violences qui ont déchiré le pays. Il est donc impensable que les processus censés réparer ces injustices se construisent sans elles et sans répondre à leurs attentes.
Un pas vers une réconciliation plus juste
Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large d’une paix durable et inclusive, où aucune voix n’est laissée pour compte. En s’implantant à Obo, l’AFJC envoie un signal fort : la justice transitionnelle ne peut être complète que si elle est équitable, participative et sensible au genre.



