À l’approche et pendant le déroulement du processus électoral en cours, une mobilisation citoyenne prend de l’ampleur à Bambari. Le 15 mai dernier, les femmes leaders issues d’associations féminines se sont réunies au cours d’une table ronde organisée par l’Association des femmes parajuristes de Centrafrique (AFJC), avec le soutien de la MINUSCA. L’objectif : attirer l’attention des autorités et des partenaires sur un enjeu crucial—la sécurité des femmes, qu’elles soient électrices ou candidates.
Une table ronde au cœur des réalités du terrain
Lors de cette rencontre, animée et portée par des acteurs féminins engagés, les participantes ont partagé les difficultés auxquelles elles sont confrontées à chaque étape du scrutin. Les échanges ont mis en lumière des obstacles persistants, souvent sous-estimés, qui touchent directement les femmes avant les élections, pendant le vote et dans la période qui suit.
Ces problématiques concernent aussi bien la liberté de se déplacer que la possibilité de participer au processus électoral sans intimidation ni violence. Elles concernent également les femmes qui aspirent à des responsabilités politiques, confrontées à des pressions et à des risques spécifiques.
Les femmes, électrices et candidates, exposées à des défis multiples
Selon les témoignages recueillis et les analyses formulées durant la table ronde, la sécurisation des femmes ne peut pas se limiter à la journée du vote. Elle doit être pensée de manière globale, sur l’ensemble de la période électorale, en tenant compte des réalités locales.
Les discussions ont ainsi souligné que certaines femmes peuvent rencontrer des difficultés liées :
- à l’accès aux bureaux de vote,
- à la protection face aux menaces et violences,
- à l’environnement de campagne et aux comportements hostiles envers les candidates,
- au suivi et à la prise en charge des préoccupations après le scrutin.
Des recommandations concrètes pour protéger et garantir la participation
Crésence Hyacinthe Nathalie Ndombeth, secrétaire générale de l’AFJC, a présenté les recommandations issues des échanges. À travers ces propositions, les femmes leaders appellent à une approche plus structurée et plus attentive de la sécurisation, afin de garantir une participation électorale libre, sûre et digne.
L’ambition est claire : permettre aux femmes d’exercer leur droit civique sans craindre pour leur intégrité, et contribuer à un processus électoral plus inclusif, respectueux et équitable.



