Faciliter l’accès à la justice des victimes de violences basées sur le genre : c’est l’enjeu au cœur de la visite effectuée le 15 octobre par le ministre d’État chargé de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, à la clinique juridique de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), à Bangui.
Une visite dans le cadre d’un programme européen
Le ministre s’est rendu dans les locaux de la clinique dans le cadre du dispositif d’aide de l’Union européenne, mis en œuvre par Avocats Sans Frontières. Ce programme vise à améliorer l’accompagnement des victimes de violences basées sur le genre et à leur ouvrir plus largement les portes de la justice.


Plus de trente ans au service des droits des femmes
Cette visite a mis en avant le travail d’une association qui œuvre depuis plus de trois décennies pour la promotion et la protection des droits des femmes. L’AFJC soutient les femmes en situation de vulnérabilité, les personnes en conflit avec la loi et les victimes de violences basées sur le genre.
Une prise en charge à plusieurs volets
Brigitte Izamo, présidente du conseil d’administration de l’AFJC, a présenté l’approche de l’association : répondre aux besoins variés des victimes par un accompagnement multidimensionnel. Concrètement, une femme victime de violences, en particulier sexuelles, peut bénéficier d’un suivi psychologique, médical et social. Elle peut aussi être accompagnée sur le plan judiciaire, si elle le souhaite.
La loi sur l’aide juridique, une avancée qui appelle des moyens

Pour la responsable de l’AFJC, l’adoption de la loi sur l’aide juridique constitue un progrès majeur pour l’accès à la justice des personnes vulnérables. Elle a toutefois rappelé que le nombre de dossiers traités par l’association ne cesse d’augmenter. Le principal défi concerne l’assistance judiciaire, et en particulier la disponibilité des avocats pour défendre les victimes devant les tribunaux. Selon elle, la mise en œuvre effective de l’aide légale permettra de mieux répondre à ces besoins.
Un soutien salué
L’AFJC a exprimé sa satisfaction face à l’appui de l’Union européenne et d’Avocats Sans Frontières. Brigitte Izamo s’est dite convaincue que ce soutien, associé à l’application de l’aide légale, permettra à l’association d’accompagner davantage de femmes victimes de violences basées sur le genre, et de les accompagner mieux.
Avec cette visite, la clinique juridique de l’AFJC confirme son rôle d’acteur central de l’assistance juridique et de la défense des droits des femmes en République centrafricaine.



